15 novembre 2022 - Hitachi Solutions
image

1.Quelles en sont les conséquences pour l’entreprise en général et les directions financières en particulier ? 

Action-réaction : ne citer que les avantages serait féérique. Les contraintes sont évidentes : 

  • La multiplication des formats d’interopérabilité 
  • Les passerelles, interconnexions ou encore interopérabilités entre les systèmes peuvent rendre le système financier complexe, quasi immobile, voire capricieux : le moindre changement de format peut faire capoter la chaîne de l’information financière 
  • Le coût : digitaliser nécessite des investissements, des projets souvent longs, impliquant toutes les parties prenantes au sein de l’entreprise 
  • Une pression accrue : qui dit rapidité et disponibilité de l’information dit impitoyablement une analyse et des décisions plus rapides 
  • « La confiance n’exclut pas le contrôle », automatiser c’est bien, soulever le capot pour comprendre et contrôler ce qu’il s’y passe est indispensable. Ainsi, la digitalisation ne supprime pas l’humain et impose une translation des compétences vers un niveau plus élevé 
  • Autre conséquence, les directions financières ne sont plus seulement financières ! Des « data analysts » dans les directions financières sont nécessaires. Les rôles ne sont plus seulement financiers, mais se doivent d’être transverses, ce qui facilite l’appropriation des données mais également la collaboration et la compréhension entre les personnes et les services. Ainsi, la direction financière apparaît de plus en plus comme un pilote, ou du moins dispose d’un rôle consultatif, elle est partie prenante, même dans des sujets éloignés en apparence. (voir le paragraphe sur l’IoT) 

 

2. Quel futur pour la digitalisation des directions financières ? 

Dans le futur, des sujets comment le big data, la robotisation (AAI « automatic accounting instructions », RPA « Robotic process automation »), l’IA permettront une plus grande digitalisation de la fonction financière. 

Les RPA (également appelés « software robotics ») miment les tâches manuelles des utilisateurs pour les automatiser. Ces tâches peuvent concerner plusieurs logiciels et se fondent sur des processus d’entreprise schématisés dans des BPM (Business Process Models). L’idée est d’automatiser des tâches répétitives chronophages pour un humain : les processus liés au RH lors d’accueil de nouveaux arrivants, ceux liés aux ventes lors de commandes clients ou encore dans les achats pour assister les humains dans les prévisions d’approvisionnement, dans le choix du meilleur parcours pour réduire les délais et les coûts, tout en garantissant une utilisation des stocks la plus efficace possible en sont autant d’exemples… 

Ici encore, une translation des compétences s’effectue vers un rôle de supervision et de contrôle, tandis que les tâches de « plus bas niveau » sont reléguées à la machine. 

3. Quels risques pour les directions financières ? 

Tout processus de transformation s’accompagne de risques, quels peuvent-ils être avec la digitalisation ?  

  • Celle-ci peut provoquer une perte de valeur ou de sens auprès du personnel avec l’artificialisation grandissante des fonctions et le passage d’un rôle de « production » à un rôle de « contrôle ». 
  • Exposer également ses processus à une plus grande digitalisation rend plus complexe toute opération de maintenance (le fameux plat de spaghetti dans les directions informatiques). 
  • Les risques relevant de la cybersécurité augmentent de concert. 

  

Ainsi, la fonction financière qui s’était déportée de la saisie vers l’analyse par le biais de la digitalisation, semble, en apparence seulement, effectuer un retour en arrière. Le sujet principal n’est plus l’établissement des reportings par exemple. Qui n’est pas capable aujourd’hui de produire et automatiser un reporting financier, « aux petits oignons » ? nan. La fonction financière se redéplace vers son origine mais sous le spectre de la donnée, sa collecte, son enrichissement et son exploitation. 

Finalement, que le sujet soit strictement financier ou non, la digitalisation des processus conserve les mêmes objectifs : l’amélioration du service client en simplifiant l’expérience client, l’optimisation du fonds de roulement, la justesse des prévisions de trésorerie, la réduction des délais de paiement… Néanmoins, le fait novateur est la « désilotisation » des métiers, chacun bénéficiant des solutions apportées qui lui sont propres mais dans un objectif commun, l’amélioration de la position financière de l’entreprise. 

 

 

 

Consultez les articles de nos partenaires Consultez les articles de Hitachi Solutions